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Site officiel de la Ville de Bondoufle
Site officiel de la Ville de Bondoufle

Histoire de Bondoufle

L'écusson de Bondoufle

Blason de BondoufleBlason de Bondoufle
Il s’agit d’un blason de type « français moderne » c’est-à-dire terminé pour sa partie inférieure par une accolade. L’accolade ne fut utilisée qu’à partir du XVème siècle pour remplacer le blason de forme triangulaire.

Il est de gueule (c’est-à-dire rouge) et d’azur (c’est-à-dire bleu). Son type est écartelé, donc divisé en quatre parties. Au canton dextre du chef figurent trois épis de blé, allusion évidente à la grande fertilité du terroir de Bondoufle. Ils sont accompagnés d’un motif coticé (c’est-à-dire chargé de traverses) gueules sur or. L’autre canton et les deux autres parties rappellent les écussons figurant dans le chœur de l’église aux emblèmes d’anciens seigneurs du lieu. Le nombre important de seigneurs s’étant partagé les terres de Bondoufle, ne permet pas toutefois d’attribuer chaque écusson à un seigneur particulier.

Au canton senestre du chef, il s’agit de trois losanges. A la partie dextre de la pointe, c’est la traditionnelle croix ancrée, l’un des multiples symboles de chrétienté. N’oublions pas que les terres de Bondoufle appartinrent pendant une longue période au monastère de Longpont.

A la partie senestre de la pointe, il s’agit enfin de trois herses, symbole des fortifications propres à la période médiévale. Losanges, croix et herses constituent les meubles de ce blason. Le nom semble d’origine celtique


Bondoufle, origines et début de son histoire

La Mare de Bondoufle. Gravure de 1840.ZoomLa Mare de Bondoufle. Gravure de 1840.
Il est certain que dès le XIème siècle, Bondoufle était une paroisse puisqu’à cette époque, le seigneur s’en dessaisit en faveur du monastère de Longpont.

Les célestins de Paris possédaient quelques terres et bâtiments à Bondoufle, donnés par François de Montaigne, prêtre et secrétaire du Roi vers 1340.

C’est sous le règne de Charles VII qu’apparaît un seigneur principal (Suzerain) possesseur des Seigneuries de Bondoufle et d’Echarcon ; c’est le breton Yvon de Karmazet.


Le nom de Bondoufle

L’ancienneté du nom de Bondoufle ne permet pas de lui donner une origine certaine. Selon l’Abbé Lebeuf (histoire du diocèse de Paris – 1757) « la singularité de ce nom ne fournit aucune idée de sa liaison avec l’ancien langage des barbares venus en France ; cependant on ne peut recourir que là, vu qu’il est constant, qu’il ne peut venir de langue de romains…

Mais les chartes du onzième siècle portent Bumduflum, et depuis ce temps là on a presque toujours dit ou écrit Bunduflum ou Bundufla au féminin ».

Dans le pouillé de Paris du XIIIème siècle (le pouillé est le tableau retraçant les bénéfices d’une abbaye), l’église de Bondoufle est toujours rattachée au monastère de Longpont. Elle est appelée de Bondofla.

Des origines plus contemporaines confirment l’origine franque du nom. Le plus ancien texte connu fait référence au nom du village, datant de l’an 615, l’orthographie Bonalpha, qui viendrait du nom d’homme germanique Bono et peut être du germain Alah : temple. Phonétiquement le passage du groupe Bonalpha à Bondoufle est acceptable.

L'église

Gravure ancienne Eglise

Elle existe depuis une période fort reculée, puisque l’église Saint-Denis de Bondoufle fut donnée au Prieuré de Longpont en 1086.

Elle a subi au cours des siècles des destructions et seule la base du clocher, tour carrée longtemps recouverte par le lierre, est vraiment d’origine.

A en juger par le style de la voûte et du chœur, décorés par trois écussons des anciens seigneurs, la partie principale reconstruite date d’environ 1435.

En 1570, le Seigneur de Fleury Mérogis, pour se débarrasser de l’église, alors édifiée dans la cour de son château, engage ses vasseaux à retourner « comme jadis » à la paroisse de Bondoufle.

Celle-ci adopte alors le Patron du Seigneur et eut dès lors une fête distincte de celles de tout le diocèse. La fête patronale est la Saint-Fiacre (Fiacre de Berthevin). La maison Presbytériale n’existe plus depuis la révolution.

De 1990 à 1993 : restauration de l’église.


Victor Hugo et l'église de Bondoufle

Tableau portrait de Victor Hugo


De son mariage avec Adèle Foucher, Victor Hugo a eu 5 enfants : Léopold, Léopoldine, Charles, François-Victor et Adèle.

En 1843, sa fille chérie Léopoldine et son gendre Charles Vacquerie se noient accidentellement à Villequier. Il écrit :

«Elle avait dix ans et moi trente
J’étais pour elle l’univers,
Oh ! Comme les herbes sont odorantes
Sous les arbres profonds et verts…
»

En 1846, son fils Charles âgé de 19 ans, contracte la typhoïde, le 21 Août. Il passe sa convalescence à Vert le Grand, où Hugo va le voir à plusieurs reprises. Il emprunte probablement, à partir de la route royale n°7, le chemin de grande communication n°31 au Bouchet, en passant par Courcouronnes. C’est là qu’il découvre Bondoufle et son église. Sous le charme, la vue du lierre énorme enserrant l’église de Bondoufle lui a inspiré les vers publiés après sa mort dans « Toute la lyre ».


La population

La population est restée stable pendant de longues années.
Les dénombrements de l’élection de Paris en 1730 et celui de 1745 donnent 33 feux (environ 130 habitants).
En 1760 : 148 habitants suivant le dictionnaire universel. Pendant la révolution commence une grande mutation entre les fermes dont le nombre s’est réduit pour faire suite à de nombreuses petites exploitations.



Les Maires de Bondoufle

Frise des maires de Bondoufle de 1791 à ce jour